... Mais avec moi, ya toujours un MAIS.
Je me réveille ce matin. Une très bonne journée en perspective. Je suis de bonne humeur. J'ai passé une semaine un peu merdique, sans grandes raisons apparentes, mais j'étais pas très bien.
Seulement aujourd'hui, ce sont les portes ouvertes du lycée, et comme tous les ans, j'y passe la journée.
Je vais prendre le train. Je me demande si la Tentation dort encore.
J'arrive à la gare de Saint Vit City. Une aura de lumière m'éclaire le chemin. La Tentation est là.
Je prend place à côté de mon panneau adoré. J'attend le train qui ne tarde pas à arriver.
Je m'assois sur un strapontin, à côté de moi un papier de Haribo. La Tentanion s'installe face à moi. Je l'aime.
Durant la dizaine de minutes du voyage, je le détaille trait par trait. Il joue avec ses mains, tel l'autiste moyen qu'il est.
Sa ligne de vie est courte et effacée. Mon fantasme est donc concret. Il mourra vite et dans la douleur. Je l'aime.
Nous arrivons à Besac City. Je descend à ses côtés. Il est grand. Même avec mes plat-form shoes je n'atteins pas ses cheveux gras.
Il court il court le Choupette.
Après avoir vaincu le vent et la route, j'arrive au lycée. La vie est belle.
Je suis de bonne humeur, je souris, je dis bonjour aux gens que je ne connais pas.
Je grimpe vite en salle d'art plastiques. Je finis les derniers ajustements des projets.
Je pose mes affaires derrière un rideau blanc, à côté de mon projet sur la multiplication à l'extrême. Cette forêt de bambous protègera mon sac et mon manteau, gardés par un radiateur en colère.
J'accroche chibi Nao sama à la ceinture de ma robe, car il aime qu'on le remarque.
Puis les parents et les futurs secondes arrivent. Je parle, je répond aux questions des gens, je suis au coeur de l'attention.
Puis après une heure environs, je vais vérifier si j'ai quelques messages d'amis imaginaires.
Et là, c'est le drame.
Mon sac a disparu. Et oui, deuxième vol en moins de trois mois. Comment je fais pour avoir autant la poisse?
Je fouille donc partout, en prévenant chaque personne que je croise. Je panique. Je fais le nécessaire, mais rien n'y fait. Je ne le retrouve pas.
Les heures passent et je cours du commissariat au lycée, en passant par des rues malfamées et des recoins sombres et puants.
Je vais même jusqu'à vérifier les eaux troubles du Doubs, les poubelles et autres amas de détritus sordides.
Mais hélas, rien du tout.
Je tente d'appeler ma banque pour bloquer ma carte bleue. Seulement ça n'ouvre pas avant une bonne heure, et je n'ai pas les papiers nécessaires sous la main.
Mais trop d'émotions ouvre l'appétit. Je vais manger, bien que je n'ai pas la tête à ça.
Puis, pour me redonner un peu de vie, je vais voir les MANAA. Ces chers élèves que j'admire tant, et qui côtoient la Tentation chaque jour s'en y prêter l'attention que nous nous devons de lui accorder.
Des dizaines de projets, de dessins, et même de photos de la Tentation ornent les murs. Je regrette amèrement de m'être fait voler mon appareil photo.
Je fais le tour de la salle, et s'en vint un lion à crinière blonde (et rousse), une pince à linge sur l'oreille. J'entre en contact avec lui. Je tente de comprendre son langage, mais je décroche vite. Je ris.
Puis je quitte la salle. La Tentation m'est trop proche, mon coeur bat trop fort, j'ai peur que ça s'entende. En plus, je suis rouge comme un tomate écrasée, et c'est pas la classe.
Je vais voir les Arts Appliqués, ou plutôt devrais-je dire, La Secte.
Je tente d'esquisser un sourire, aussi hypocrite soit il, sur mon visage.
Cette année, c'est bien moche ce qu'ils ont fait. J'essaye néanmoins de m'y intéresser.
La salle des Terminales est plus intéressante. On y trouve des planches sur le suicide, des fesses en abricot, des doudous à adopter... Mais j'entend de mauvaises critiques sur les Arts Pla. Je quitte la salle en les insultant.
Fuck the world and Visual rocks >__<
Par la suite, je retrouve mon iPod tombé à la Préface... Ma mère me passe un savon, je rentre illico chez moi.
Et les points positifs dans tout ça? J'ai des amis en or. Une fois de plus la vie me le prouve. Et puis j'ai reçu mon DVD du Peace & Smile Carnival.
Voilà. Si tu as tout lu, c'est que tu es aussi désespéré que moi. Ou con. Ou les deux. Ou tu t'emmerdes. Dans ce cas, je vais continuer un peu.
J'ai fais un cours à des pauvres types sur le Visual Kei tout à l'heure. C'était drôle.
Hum, en fait j'arrête là. J'ai plus rien à dire.
PiX: Nao sama, qui a passé la journée dans ma ceinture. Le pauvre.
ZiK: GUERILLA POUBELLE - Demain il pleut